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#26 – Kaling, Issy-les-Moulineaux, 70m2 – Sa cuisine

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Je me souviens encore de notre premier échange avec Kaling. Elle fait partie des premières personnes à avoir osé franchir le cap de m’envoyer un mail pour participer à Inside Kitchen Project. Même si je fais un travail d’évangéliste au quotidien pour convaincre des gens de s’embarquer dans l’aventure IKP, je suis consciente qu’il n’est pas toujours évident d’accueillir une inconnue chez soi pour qu’elle mitraille les moindres recoins de notre cuisine. Et pour cela, je la remercie chaudement d’avoir fait ce grand pas.

Avant même qu’on se rencontre, Kaling m’a déjà épaté par son sens de l’organisation qu’elle dit être digne de celui de Monica Geller :)) J’ai eu droit à des indications “plus-précises-tu-meurs” pour me rendre chez elle. Pour une fois, je n’ai même pas eu à utiliser Google Maps pour me rendre chez quelqu’un ! Et ça, ce n’est rien comparé à l’accueil adorable que Kaling et son fiancé m’ont réservé. Leur appartement est rempli de mignonneries et de détails trop cute. On sent que l’esthétisme est très important pour Kaling. Et sa cuisine est à cette image : c’est à la fois beau et bon. J’ai beaucoup aimé cet après-midi où on a beaucoup rigolé, mangé et gossipé (lol). Merci à Kaling pour m’avoir permis de sortir un peu de Paris et de profiter de l’air frais et de la verdure de chez elle.

#1 – Quelle est ta relation avec ta cuisine ?
Plutôt cool. Je l’aime beaucoup. Je m’y sens bien. J’y commence ma journée et ça tombe bien, le matin, elle est baignée de soleil.

#2 – Aimes-tu cuisiner pour toi-même et pour tes proches ?
Je préfère cuisiner pour les proches car c’est à cette occasion que se révèlent mes talents de cuisinière : je teste de nouvelles recettes et je m’applique niveau présentation. Et puis, c’est la fête, je fais de grandes plâtrées. Moi qui suis nulle en dosage, je suis bien contente de recevoir car j’en fais toujours deux fois trop. Quand je cusine pour moi toute seule, généralement, c’est assez simple. Pour des amis, c’est toujours entrée-plat-dessert, le tout faits maison. J’essaie toujours de faire quelque chose de différent. Je tiens même un journal de bord dans lequel j’indique ce que j’ai déjà cuisiné pour la famille et les amis histoire de ne pas reproposer la même chose. Quand je te disais que j’étais Monica…

#3 – Quel est ton plus vieux souvenir de la cuisine de ton enfance ?
L’odeur de friture. Dans la cuisine asiatique, on utilise beaucoup la friture : beignets de crevette, chips au crevette, nems, beignets de banane ou au pomme. Quand j’étais ado et que ma mère faisait frire des trucs, j’étais mitigée : contente car je me régalais mais verte car je savais que j’allais sentir la friture toute la journée !!! Quand Lesieur a sorti Frial, son huile sans odeur, je les ai bénis et j’ai forcé mes parents à en acheter !

#4 – As-tu un souvenir culinaire marquant de ton enfance à nous raconter ?
Un jour, ma maman avait prévu poulet rôti et frites pour le dîner. Toute la journée, j’y ai pensé. Le dernier cours de la journée, c’était le latin. La poisse ! Le plus long cours de ma vie de collégienne. Je n’avais qu’une hâte, rentrer à la maison. En plus, ce soir-là, on avait décidé de décorer le sapin avec mon frère et ma sœur. Quand maman a crié « à table ! », je me suis levée aussi sec et j’ai couru vers la cuisine… shootant au passage dans des décos de Noël. C’est devenu une running joke familiale.

#5 – Quelle est ta devise préférée en cuisine ?
« Ce qui est fait n’est plus à faire ». Encore mon côté Monica. Quand j’ai fini, je range et nettoie tout illico presto.

#6 – Peux-tu décrire ta cuisine en quelques mots ?
Pratique avec des rangements qui vont jusqu’au plafond. Pour la Monica que je suis, c’est juste joie et bonheur de ne pas avoir à nettoyer le haut des placards et d’avoir toujours tout à portée de main même les machines dont je ne me sers quasiment jamais.
Cosy avec des petites étagères mignonnes léguées par l’ancien proprio (j’avais tanné l’agence pour savoir où il les avait achetées), un petit coin zen avec mes mini-plantes vertes, de la vaisselle shoppée soit dans des grandes enseignes type HEMA, IKEA, soit chinée chez Emmaüs ou dans des vide-greniers.

#7 – Quels sont tes outils fétiches et tes livres préférés en cuisine ?
La maryse, le fouet, le batteur, la spatule et le mixeur plongeur.

#8 – Qu’est-ce qui manque dans ta cuisine ?
Un vrai plan de travail… pas encombré je veux dire ! Et puis, tant qu’on y est, un Thermomix.

#9 – Peux-tu nous donner quelques astuces pour mieux organiser sa cuisine ?
Si c’est possible, avoir des rangements jusqu’au plafond. A Paris, on manque toujours de place donc c’est toujours ça de gagné !
Après, c’est beaucoup de bon sens : avoir un plan de travail ou une table dégagée pour travailler facilement et mettre à portée de main les ustensiles, produits et la vaisselle qu’on utilise le plus.
Il y a 2 maîtres-mots :
– L’organisation : par exemple, je mets les épices et condiments dans le même placard, les conserves dans un autre, les moules dans un autre, les ustensiles à portée de main dans des pots. Je laisse les machines que j’utilise régulièrement branchées et accessibles : bouilloire, grille-pain et blender.
– L’optimisation. Pour ça, l’ami suédois, c’est super, j’ai acheté un séparateur pour tiroir pour mettre mes classeurs de recettes avec les casseroles, des demi-étagères pour toujours plus empiler et des bocaux pour éviter les paquets entamés.

#10 – Ce serait quoi la cuisine de tes rêves ?
Une cuisine avec un îlot central et un plan de travail énorme, semi-ouverte sur la salle à manger avec une cloison vitrée pour éviter le bruit et l’odeur !!!!

#11 – Quels sont tes projets à venir qui auraient un lien avec la nourriture ?
Continuer à alimenter régulièrement mon blog et trouver un travail dans le milieu culinaire. Marmiton, Le Guide du Fooding, Cuisine + ou Julie Andrieu, si tu m’écoutes, je suis grave dispo !